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Stranger of Sword City - Test sur PC

mardi 28 juin 2016, par Gemeni

Bien heureux qui comme NIS America (Nippon Ichi Software America) compte dans ses tiroirs une pléiade de titres de Playstation Vita potentiellement transférables sur un autre système, en l’occurrence le PC. Si cette pratique du "portage", l’adaptation d’un jeu vidéo d’une plateforme à une autre, est déjà bien connue du grand public, retrouver sur nos machines de bureau des jeux développés initialement pour la console portable de Sony peut sembler un peu...bancal. L’histoire nous prouve pourtant le contraire avec un test récemment effectué démontrant l’intérêt de la méthode et les possibilités offertes aux joueurs de compléter leurs collections avec quelques hits ou raretés trop souvent inaccessibles de nos PC (voir notre article du 8 juin 2016 www.all-ordi.com/htoL-NiQ-The-Firefly-Diary-Test-PC).

La motivation des éditeurs pourrait paraître avant tout financière, le portage étant moins coûteux à mettre en œuvre que la programmation pure, et le retour sur investissement bien plus alléchant, avec des marges plus importantes compte tenu des faibles dépenses engagées en termes de développement. Ceci étant, il n’en reste pas moins que la technique est efficace et s’avère intéressante en donnant accès rapidement à des jeux ayant connu un succès auprès des utilisateurs, mais est-ce réellement déclinable à l’ensemble de la bibliothèque vidéoludique en possession de NIS America et en provenance de la PS Vita ? Avec Stranger of Sword City, c’est la question à laquelle nous allons tenter de répondre.

Ce titre se classe dans le genre des RPG (Role Playing Game), les jeux vidéos de rôle, caractérisés par une longue durée de vie, une histoire scénarisée, un univers extrêmement étendu où le joueur incarne un ou plusieurs héros ou personnages généralement très "charismatiques". Prenons les choses une à une. Dans Stranger of Sword City, vous incarnez un héros principal qui devra recruter une "équipe" de partenaires à faire évoluer, à personnaliser et à optimiser. Le choix dans l’esthétique de vos personnages est grand et va de la petite jeunette sans doute écervelée mais rendue très sexy, pour les amateurs, au vieux sorcier qui n’est pas sans rappeler un certain Gandalf. Bref, il y en a pour tous les goûts avec des thèmes et types de dessins différents issus des univers de l’Héroic Fantasy et du Manga.

L’histoire se révèle assez cossue et vous aurez de la lecture, en anglais s’il vous plaît ou japonais si vous préférez. Des guides vous donneront les pistes à suivre pour mener à bien les quêtes qui vous seront assignées et resteront à votre disposition pour tout complément d’information en cas de besoin. Vous pourrez également faire "pencher" le scénario car certains choix restent à votre charge afin de rendre l’expérience plus immersive. Mais cela reste tout de même léger. La carte est très vaste, et donne l’occasion de se perdre à plusieurs reprises. Ce qui augmente immanquablement la durée de vie du jeu, le rendant assez complexe quant à retrouver son chemin dans les nombreux décors mis à la portée de votre soif de découverte et d’aventure. Le temps de jeu est encore accru par la difficulté rencontrée en combattant les ennemis en embuscade un peu partout. En résumé, suivant l’intérêt que vous lui porterez, et vos envies de personnalisation, c’est un nombre difficilement évaluable d’heures de pratique qui vous attendent.

Liberté vous est donnée dans le choix des spécifications initiales de vos camarades de jeu : nom, age, race, class, talent (Fortunate, Invincible, Intuition...). Toutes ces précisions donnent des aptitudes différentes à chaque personnage. Sachant qu’il est nécessaire de définir une équipe équilibrée afin de pouvoir remporter les affrontements contre les méchants, il vous est fortement conseillé de compter parmi vos six équipiers un chevalier (Knight), un combattant (Fighter), un magicien (Wizard) et un soigneur (Cleric). Les deux derniers restant à votre discrétion. Pensez aussi à avoir une mixité en termes de "Talent", c’est important et indispensable à la bonne cohésion de l’ensemble de votre collectif. Soyez également vigilants à l’âge que vous définissez lors de vos recrutements car il influe significativement sur la résistance de vos héros : plus ils sont âgés moins ils ont de points de vie et par conséquent sont moins résistants à une mort définitive... ce qui peut paraître logique.

Par la suite vous gagnerez de l’expérience, des améliorations, des armes, des crédits à dépenser etc.. permettant ainsi d’optimiser au mieux votre escouade et accroître les capacités des membres la composant. Avec autant de possibilités, il n’est pas surprenant de trouver une part importante du jeu consacrée à la stratégie à adopter lors des batailles. Il vous faudra en effet bien cogiter pour composer votre groupe afin de frapper, défendre ou soigner de manière adéquat pour ne pas perdre de combattant. La description générale touchant à sa fin, venons-en au sujet abordé en début d’article portant sur le choix, judicieux ou non, de transposer les jeux de PS Vita vers les PC. Car si la description précédente peut rendre attrayant ce jeu et nous inviter à l’investissement, il y a tout de même beaucoup de points particuliers à traiter. L’objet de cet article est avant tout d’évaluer la qualité du RPG Stranger of Sword City, mais il nous donne toutefois l’opportunité de faire d’une pierre deux coups et d’aborder la pertinence de la pratique du portage.

Avec htoL#NiQ : The Firefly Diary, NIS America avait vu juste en proposant en téléchargement PC, via Steam, un titre de grande qualité qui était "polyvalent" et adaptable à plusieurs plateformes. En ce qui concerne le sujet de l’article d’aujourd’hui, notre position est beaucoup plus mitigée. Pour commencer les critiques, qui nous l’espérons seront constructives, ce jeu ne figure pas au hit-parade des meilleurs RPG de la PS Vita, ce qui peut déjà soulever une interrogation quant à la pertinence de son choix pour un portage de la console à l’ordinateur. De plus, si l’on peut admettre que sur un écran miniature de 5 pouces, les graphismes peuvent faire l’objet d’une moindre attention sans pour autant nuire de manière considérable à la jouabilité, ceci s’avère beaucoup plus préjudiciable sur une dalle plus grande.

Dans Stranger of Sword City nous évoluons dans ce que l’on appelle un Dungeon Crawl, un labyrinthe. Ce type de scénario se rencontre souvent au sein des RPG. Si, par habitude et expérience, on ne s’attend pas à un aspect visuel remarquable lors de l’exploration des différents sentiers, on préfère tout de même que les décors ne nous renvoient pas plusieurs décennies en arrière, devant notre téléviseur à tube cathodique, aux commandes de notre gamepad de Playstation... première génération. Le but de ce jeu n’est pas la claque visuelle c’est certain, et sur la console portable de Sony ce peut être suffisant, mais sur PC on se lasse vite du manque de finesse du trait. Autre point constituant un frein au plaisir d’évoluer dans les différents environnements, la sauvegarde. Elle n’est rendue possible que lorsque l’on se trouve dans notre Guilde. Ce qui nous oblige continuellement à regagner cette dernière pour éviter de perdre notre progression et nous contraint à reprendre la même route à plusieurs reprises avec pour conséquence de rallonger (inutilement) la durée de vie et, une fois de plus, nous faire emprunter des chemins ternes et monotones où nous reprendrons à nouveau des combats manquants cruellement d’animation. Le bilan graphique n’est donc pas très flatteur et pénalise énormément le titre développé par Experience Inc., qui a concocté un jeu seulement acceptable pour PS Vita, car déjà identique aux précédentes réalisations (on pense tout particulièrement à Demon Gaze), et donc, de fait, trop juste pour une adaptation PC. Côté musical nous ne seront pas plus gâtés malheureusement.

En termes de jeu vidéo, dans le registre des RPG, le représentant de ce genre testé ici apporte de nombreuses possibilités de personnalisation et de choix dans l’attribution des capacités et compétences de chaque personnage. La liberté est laissée au héros que vous incarnez de choisir les missions qu’il souhaite accomplir en priorité et la narration très présente permet au joueur de s’immerger dans une histoire aux accents nippons très marqués. Et malgré ses lacunes graphiques sur un système comme l’ordinateur, où l’on s’attend tout de même à mieux, il connaîtra sans doute le succès auprès des fans de jeux de rôle à la japonaise car les défauts ou points négatifs tels que la longueur du titre, ou la répétitivité et la lassitude engendrée par cette dernière font souvent le bonheur de cette caste de joueurs. A ne conseiller qu’à une clientèle d’amateurs avisés et bien conscients du type d’épreuves qu’ils vont devoir endurer.

Plus globalement, et pour conclure concernant la présence de jeux vidéos de consoles portables sur nos machines de bureau, on ne peut que féliciter Nippon Ichi Software d’avoir eu le nez fin en ce qui concerne htoL#NiQ : The Firefly Diary, et nous ne manquons pas de leur rappeler que nous attendons sa suite (Rose to Tasogare no Kojô) avec impatience. Mais nous sommes au regret de leur reprocher de n’avoir pas su déceler le manque d’intérêt général que pourrait susciter Stranger of Sword City. Son orientation exclusive à une certaine population de joueurs ainsi que son prix nous le rendent très inhospitalier. Ce type de portage n’est donc, pour nous, pas à reproduire sur l’ensemble des titres de la PS Vita. L’on ne peut qu’attirer l’attention de l’éditeur, qui, nous le souhaitons, tiendra compte de nos remarques car il détient encore une quantité non négligeable de pépites et joyaux qu’il serait bon de voir suivre le même chemin que le jeu dont il est question dans cet article...

Note : 12/20

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